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Pleins feux sur Vague d’Acadie

Tuesday, January 17, 2017

Vague d'Acadie: en coulisses 

Vague d’Acadie est une série documentaire en deux volets en voie de préparation qui sera réalisée par une société de la MRH, Connections Productions. La série est créée à l’intention d’ARTV et de Radio Canada; elle sera également diffusée partout au Canada vers la fin de 2017. Cette production célébrera le succès des chanteurs et des auteurs compositeurs acadiens dans le monde de la musique francophone. Connections Productions a déjà créé par le passé plus de 250 émissions liées à la musique, notamment la remise des prix de la musique de la Côte est, Pour l’amour du country, qui en est actuellement à sa 15e saison, et Clé du studio.

Le tournage de Vague d’Acadie doit débuter au commencement de 2017. Nous nous sommes entretenus avec le producteur Chris Goguen pour en apprendre davantage au sujet du documentaire.

For the english version.

Nous avons choisi le nom de Vague d’Acadie, qui se traduit directement en anglais « The Acadian Wave », parce qu’on a assisté ces dernières années à une nouvelle et énorme « vague » de popularité des artistes/musiciens acadiens partout dans le monde. Les artistes acadiens sont « populaires » dans le monde de la musique francophone d’aujourd’hui et ils l’ont été durant la majeure partie de la dernière décennie. On peut évoquer un parallèle en songeant à l’invasion britannique des années 60 aux États Unis, sauf que la vague acadienne se manifeste sur la scène de la musique francophone au Canada et en Europe. Le phénomène ne se limite pas à une poignée d’artistes : il est en train de se généraliser! Notre série de documentaires s’attarde sur ces musiciens, sur le phénomène en cours et ses raisons, sur la façon dont il est apparu et sur son incidence future.

Que nécessite le tournage d’un documentaire de ce genre – c’est à dire une production expressément axée sur la musique?

Il faut d’abord effectuer énormément de recherche et beaucoup écrire. Ce travail a été exécuté au cours de la dernière année. Il a nécessité beaucoup d’entrevues préalables par téléphone (plus d’une quarantaine), un suivi de l’ensemble des différents festivals de musique francophone dans les provinces de l’Atlantique, au Québec, en Louisiane, en France, en Belgique et en Suisse, qui constituent tous des points chauds de ce genre de musique.

Notre équipe mobile chargera la fourgonnette et circulera sur les routes durant environ 25 jours ce printemps et cet été pour parcourir toute la Nouvelle Écosse, les provinces de l’Atlantique et le Québec afin de rendre visite aux artistes, aux agents, aux monteurs de spectacles, aux promoteurs et aux réalisateurs dans les studios d’enregistrement, les locaux de répétition, les salles de spectacle, leurs foyers, leurs bureaux, les festivals et ailleurs. Une fois les rencontres filmées, nous consacrerons une période de trois à quatre mois au montage et à la post production ainsi qu’à la création d’un site Web complet renfermant du contenu complémentaire sur la série. Lorsque la série en deux volets sera prête pour la télédiffusion, la phase de la promotion débutera sur les médias sociaux et à la télévision.

Ce tournage présente-t-il des particularités uniques?

Nous tournerons toute la série en 6k au moyen de notre caméra RED EPIC, qui est habituellement utilisée pour les longs métrages. La trilogie Hobbit a elle aussi été tournée à l’aide d’une RED EPIC. Son utilisation confère à la série documentaire un aspect cinématique tout en nous rendant prêts à une éventuelle diffusion en 4k. Une telle façon de procéder n’est pas toujours la plus pratique, mais les résultats en valent tout à fait la peine et nos équipes de travail se dépensent sans compter pour ce faire. Nous effectuerons de plus le mixage du son en 5.1 dans les installations de Current Studios afin de nous munir d’une piste sonore incomparable.

Parlez-nous de l’équipe?

Le chef de notre équipe est Blake Stilwell, notre directeur de la photographie (DP), qui assume un double rôle en agissant aussi comme spécialiste des effets visuels (EV). Blake est un DP fantastique; il travaille pour nous à temps plein comme employé permanent depuis nombre d’années. Il est également opérateur de caméra à flèche à l’émission Pour l’amour du country et quand il n’est pas en train de filmer à l’extérieur ou en studio, il s’occupe souvent des effets visuels pour nous et d’autres réalisateurs d’Halifax. Il s’est récemment chargé de tous les effets visuels du film de Michael Melski The Child Remains.

Eric Leclerc est notre spécialiste interne du son. Il s’occupe de tous nos besoins audio, depuis l’enregistrement sur place au montage du son et au mixage. Il travaille également sur Trajectoire et Pour l’amour du country. Les noms de ces collaborateurs pourraient être familiers à maintes personnes, car ce sont tous deux des employés de longue date du studio de post production Postman. Comme je suis moi même l’un des anciens propriétaires, j’ai veillé à ce que nombre d’employés de l’ancien studio de post production trouvent des emplois permanents chez Connections.

Blake et Eric ont tous deux passé la majeure partie de leur automne et hiver à voyager partout en Amérique du Nord pour filmer notre série documentaire de la LNH Trajectoires.

Combien de personnes participent à la réalisation de Vague d’Acadie?

À l’instar de toutes les productions, il faut tout un éventail de spécialités, de métiers et de disciplines pour réaliser un tel documentaire, soit de tout, des avocats aux coloristes, en passant par tout ce qui se situe entre ceux ci.

Connections est dotée en Nouvelle Écosse d’un effectif permanent de dix personnes qui travailleront sur ce documentaire, contribuant à la réalisation, au tournage, au montage, à la production sonore, aux effets visuels, à l’administration, à la coordination, à la comptabilité et aux droits musicaux. Nous collaborerons, à l’extérieur de Connections, avec le réalisateur/scénariste Phil Comeau, Halifax’s Village Sound créera la trame sonore et Current Studios nous aidera avec la post production. N’oublions pas les entrevues auprès de plus d’une quarantaine de personnes. Une fois le documentaire terminé, la série aura nécessité la participation de plus d’une centaine de personnes au projet.

Dans quelle région de la Nouvelle Écosse êtes-vous les plus enthousiasmés de tourner?

Nous sommes emballés d’avoir à tourner des scènes « à la baie » (Baie Sainte Marie/ côte acadienne/Yarmouth), au coeur de la Nouvelle Écosse francophone rurale. Cette région n’est pas celle où l’on s’attendrait de trouver une scène hip hop avant gardiste, comme Arthur Comeau et sa maison Tide School (maison de rap à Meteghan) et Radio Radio, mais ils ont effectivement débuté là et ils sont maintenant devenus de grands acteurs au sein de la scène de la musique francophone mondiale! Ces gars ont innové et lancé de nouvelles tendances dans des grandes villes comme Montréal. Le plus intéressant est qu’ils ont remporté tout ce succès en demeurant attachés à leurs racines acadiennes. Ce mouvement témoigne d’infiniment de fierté et d’intégrité culturelles, et il est certain que l’on ne s’interroge pas sur l’origine de ces gars.

Pendant que nous menons l’entrevue, je reçois un courriel renfermant un lien avec Jacques Surette de Yarmouth. Ce jeune chanteur/auteur compositeur acadien de 16 ans vient de publier une vidéo de lui même sur You Tube et il a déjà obtenu 140 000 visionnements en l’espace de 48 heures!

Ouah, étonnant! En parlera-t-on également dans l’une des émissions?

Il a certainement capté notre attention et nous garderons sûrement l’œil sur lui. L’une des beautés de la réalisation d’un documentaire réside dans le fait que rien n’est immuable : la recherche et la préparation du scénario se poursuivent jusqu’à la production de notre version finale. Il est tout à fait possible que nous communiquions avec lui dans le cadre de Vague d’Acadie et peut être pour la prochaine saison de Pour l’amour du country.

Pourquoi pensez-vous qu’il est important de traiter de ce sujet?

Il s’agit d’un sujet intéressant. Beaucoup connaissent les étoiles de cette vague, mais ils ignorent quelles sont ses origines. Tout a débuté par la musique traditionnelle qui a ensuite lentement évolué en fusionnant différents styles. Les mélanges de hip hop, de rap et de trash folk ne représentent par exemple pas des genres musicaux que nous associons habituellement à la musique acadienne rurale. On peut en observer des exemples en Lisa Leblanc, qui a concurrencé Madonna et Adele sur le palmarès iTunes lorsqu’elle a sorti son premier album éponyme, en Radio Radio, qui a été finaliste pour le prix Polaris en produisant de la poésie dans ses accents magnifiques mais prononcés de la « côte acadienne », ou en Wilfred LeBoutillier, pêcheur devenu artiste qui a remporté Star Académie (version francophone d’American Idol), pour devenir connu de tout le monde. La nouvelle « vague » d’artistes présente des similarités avec la scène grunge alternative des années 90 qui a lancé des groupes comme Sloan ou Eric’s Trip, passés de l’obscurité à têtes d’affiche sur les grandes scènes du monde. Mais tous ne savent pas comment ils se sont rendus là et tout qu’il leur a fallu pour se rendre là.

Quels artistes acadiens la série documentaire suivra-t-elle ou présentera-t-elle ?

Nous rencontrerons de multiples artistes de partout. Le premier qui me vient à l’esprit est Joseph Edgar, notre présentateur. Il réalisera des entrevues avec des noms comme Radio Radio, Lisa LeBlanc, CY, Arthur Comeau et Roch Voisine – pour n’en nommer que quelques uns.

Où les gens peuvent-ils en apprendre davantage?

Nous en sommes encore au tout début de la série, mais nous aurons une page Web renfermant beaucoup de contenu supplémentaire. Nous en ferons par la suite une promotion au moyen de la page Facebook du documentaire et d’un compte Twitter. Les télédiffuseurs, ARTV et Radio Canada, feront eux aussi la promotion de la série lorsque nous nous rapprocherons de ses dates de diffusion (à déterminer). Mais il est encore tôt. Ces sites n’ont pas encore été montés et ne sont pas encore accessibles – demeurez aux aguets!

Vague d’Acadie a droit à un financement du Fonds d’encouragement à la production cinématographique et télévisuelle de la Nouvelle Écosse. Pour en apprendre davantage au sujet de la cinématographie en Nouvelle Écosse et accéder au Fonds d’encouragement à la production cinématographique et télévisuelle de la Nouvelle Écosse, veuillez consulter le Nova Scotia Film & Television Production Incentive Fund.